Parcours de vie - Page 2

  • Tranche de vie à l’IME de Carhaix

    Quand j’étais plus jeune, j’habitais à Carhaix  dans un centre adapté à mon handicap. C’était un I.M.E. (institut Médico-éducatif).

    J’y suis restée deux ans.

    Je suivais une scolarité et en même temps j’apprenais un métier : je m’occupais du linge.  Je le repassais, je le pliais et le rangeais.


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    J’aimais bien l’école. On rigolait avec mes amies : Anaïs, Adeline et Emilie. Elles venaient parfois me retrouver chez moi. On passait du temps à discuter ensemble, à rigoler et à jouer à la console DS.

     

    En classe, le maître était sympa. Il m’aidait à compter. J’aimais lire les fiches de maths et de français.

    J’aurais aimé rester plus longtemps au centre. Tout le monde était gentil avec moi.

    Je suivais des cours de cuisine avec les éducateurs. Comme j’avais du mal à choisir des menus, ils m’aidaient à trouver des idées. On allait ensemble faire les courses et choisir les produits.

    L’I.M.E. proposait aussi des activités : la piscine ou je m’amusais, le cinéma ou j’aimais aller et les sorties au restaurent.

    J’ai aussi fait de la danse bretonne et ça m’a plu.

    On fêtait aussi les anniversaires avec mes amies au dortoir du centre qui était attenant au bâtiment.

    Une fois par an on partait en camp. On y allait en bus et on dormait à plusieurs dans des tentes. On faisait des soirées à thèmes autour d’un feu de camp et on chantait.

    Aujourd’hui j’ai gardé des bons contacts avec mes amies et je garde de très beaux souvenirs du centre.

    Olivia HOSTIOU

  • Bientôt retraité (OUF !) mais non je rigole...

     Bientôt à la retraite, j’ai souhaité faire le point sur ma vie de travailleur et partager avec vous quelques éléments de mon parcours professionnel et personnel.

    J’ai commencé en 1973 une formation technique dans la mécanique à l'Institut d'Education Motrice (IEM), La Grillonnais, à Basse Goulaine près de Nantes. Elle a duré 3 ans. J'étais logé au sein de l'établissement. J'ai vraiment apprécié l'apprentissage à la fois des fondamentaux que sont l'écrit, la lecture, le calcul et les cours en atelier technique. Apprendre à travailler sur les tours, les fraiseuses, c'était intéressant, de même,  j'ai voulu faire horticulture mais il fallait connaitre le nom des plantes en latin! Trop dur !

     

    Aussi, le métier de fraiseur et tourneur était dur physiquement, nous devions rester debout plusieurs heures durant. C'est pourquoi, nous étions soutenus à faire de la rééducation tous les jours.

     

    Après un an chez mes Parents à Brest, j'ai renoncé au métier de fraiseur pour intégrer l'Atelier Protégé de l'Association des Paralysés de France (APF) où j'ai œuvré jusqu'en 1988 dans différentes tâches pas trop physiques, comme le calibrage des coquilles Saint Jacques, le recyclage de téléphone, etc. J'étais heureux de recevoir ma première paie, même si c'était en francs.

    A l'époque, on ne parlait pas encore des 35 heures. Je travaillais plutôt entre 40 et 42 heures par semaine.

    En 1988, j'ai rejoins le Centre d'Aide par le Travail (CAT) de l'APF à Quimper où j'y travaille depuis. J’ai participé au conditionnement des vis, j’ai assemblé des kits de nettoyage d’appareil dentaire. J’ai fait des mises sous enveloppe. Saisie informatique du suivi de l'activité des travailleurs.

    Durant toute ma carrière professionnelle, je rentrais une fois par mois ou pour les vacances chez mes parents qui habitaient Brest. Ils ont ensuite déménagé à  Moëlan  sur Mer.

    Plus jeune, lorsque j'étais en formation, je jouais beaucoup à la pétanque. Je participais à beaucoup de tournois. J'ai même gagné le grand prix de la ville de Nantes, avec le diplôme qui va bien, en 1974. 

    Même si ma vie est bien remplie, une nouvelle vie s'offre à moi où la pétanque prendra à nouveau une grande place dans celle-ci.

    Je joindrais plus tard à cet article, quelques photos pour illustrer mon propos.

    Bientôt un homme libre, je compte vous rencontrer  dans des prochains tournois où à l'occasion de fiesta !

    Philippe Sancéo